Le Liban était l’hôte d’honneur à Megavino 2016

Liban, Terroir Millénaire.

D’une superficie de 10 452 km², le Liban est l’un des plus anciens producteurs de vins au monde : la tradition vinicole existe depuis 6000 ans.

Cette année, 21 producteurs libanais se retrouvent à Megavino. Nous vous attendons tous pour vous faire apprécier ces vins de l’Ancien Monde, à la personnalité profonde.

Les terroirs du Liban

Entre mer et montagne, une situation d’exception

Vignoble & Climat.

  • Un vignoble d’altitude : le plus haut de tout l’hémisphère nord, jusqu’à 1 800 m d’altitude.
  • Climat continental ou méditerranéen, selon les régions.
  • Amplitude thermique importante.
  • Majorité de sol calcaire

D’une façon générale, les expositions sud et sud-ouest sont majoritaires au Liban, avec, de surcroît, un ensoleillement exceptionnel de plus de 300 jours par an ainsi qu’une pluviométrie équilibrée (600 millilitres par an en moyenne), qui permet de limiter les traitements phytosanitaires au strict minimum. La présence de roches calcaires est une autre constante du terroir libanais : le calcaire transcende les arômes traditionnels des cépages pour leur donner une identité propre. Ainsi, une variété comme le merlot, connu normalement pour ses arômes de prune, bascule plutôt au Liban vers des senteurs de truffe. De même, le cabernet sauvignon, au nez de cassis typique, penche davantage au Liban vers des arômes de vieilles roses.

La vallée de la Bekaa

Proche de la Syrie, la Bekaa est le principal plateau du Liban. C’est sur ces quelques 4 000 km2 que se concentrent 80 % de la production vinicole libanaise. Débutant à partir de 900 mètres d’altitude, cette plaine d’altitude jouit d’un climat continental sec, caractérisé par de forts contrastes thermiques entre des étés chauds et des hivers rigoureux où la neige abonde. Au printemps et en été, une alternance entre journées chaudes et nuits fraîches (+ de 20 °C d’écart), se retrouve également. Cette amplitude est idéale pour la vigne, spécialement pendant sa période végétative.
Si ce climat sec est favorable, c’est parce que la vigne donne le meilleur d’elle-même lorsqu’on la chahute : elle a besoin de peu d’eau, apprécie les sols pauvres, caillouteux voire pentus lorsque les parcelles de vignes sont plantées comme c’est souvent le cas sur les flancs des montagnes qui ferment la vallée de la Bekaa.

La région de Batroun

La région de Batroun, au nord du Liban, se caractérise par une alternance de petites collines et de barres calcaires, sculptées par l’érosion. Situé au-dessus de la mer, le vignoble s’étend entre 300 et 1 000 mètres d’altitude en
moyenne. La vigne y côtoie une végétation de type garrigue et de larges champs d’oliviers. Le vignoble bénéficie ici d’un climat plutôt méditerranéen : les étés sont chauds, parfois humides, tandis que les hivers sont doux. Pour une partie des vignobles de cette région, les vents marins, qui traversent les vallées intérieures, en provenance de la mer méditerranée toute proche, apportent de la fraîcheur aux nuits d’été.

Les régions Centre & Sud

Le massif de la région centre (ou Mont-Liban) s’incline lentement vers le sud, et culmine à peu moins de 3 100 mètres. Le climat est de type méditerranéen. Toutefois, l’altitude (900 mètres en moyenne) joue un rôle prépondérant : les étés sont plus doux – la région a d’ailleurs été longtemps la zone d’estivage des riches libanais qui ne supportaient plus la chaleur du littoral – et les hivers peuvent être pluvieux voire rigoureux. La neige apparaît vite, à partir de 1 300 mètres d’altitude et persiste souvent sur les plus hauts sommets de la région. Cette couverture neigeuse semi-permanente ainsi que la rétention karstique font de cette montagne un immense château d’eau. Avec une altitude moyenne de 800 à 1000 mètres, le sud du Liban bénéficie d’un climat tempéré. C’est une région irriguée par une multitude de torrents ou de sources souterraines et dont le sol, parfois sablonneux, parfois argilo-calcaire, se distingue par une assez forte présence de roches calcaires. On dénote également une bonne pluviométrie ainsi qu’une une hygrométrie moyenne, avec des zones assez venteuses.

Le Liban, c’est une nature généreuse, aux paysages variés, entre montagnes et mer. Un terroir d’altitude (les vignes sont plantées jusqu’à 1800 mètres d’altitude) qui produit des vins incomparables à la surprenante profondeur aromatique. Rouges et blancs expriment cette richesse exceptionnelle, que les producteurs libanais cultivent avec passion et respect. C’est cette alchimie entre l’homme et son environnement qui donne aux vins du Liban leur personnalité atypique.

Les vins du Liban

L’expression d’un intense fruité

Rouges puissants et équilibrés

Souvent élevés en fût de chêne, les rouges libanais sont des vins corsés et équilibrés, à la couleur soutenue et aux arômes de fruits mûrs et d’épices. En bouche, ces rouges jouent sur une sensation de richesse ou de gras : les saveurs sont amples et généreuses avec, en particulier, la présence de tannins puissants.

Des blancs de caractère

Le Liban est aussi la terre de grands vins blancs, fruités et purs qui se caractérisent par une robe jaune dorée, presque miel. D’une manière générale, les cépages blancs s’expriment de manière exubérante sur le terroir libanais : le sauvignon trouvera, par exemple, au Liban une expression intense, et presque exotique de même que le vignier, qui déploie sur ces terres toute sa puissance olfactive. Vins de caractère, d’une belle complexité, ces blancs se distinguent par une trame
qui allie une jolie fluidité à une agréable fraîcheur et une belle rondeur en
bouche.

Un cépage endémique qui monte

Parmi les cépages endémiques libanais, référencés à ce jour, on trouve une variété de raisin blanc : l’Obeidi. Il sert à l’élaboration de l’anisette locale, l’Arak. Cette variété de raisin n’existe que dans un périmètre limité, entre le Liban et la Syrie. Sa structure végétale et ses grappes pourraient l’apparenter au chardonnay, dont il serait alors un cousin éloigné. De plus en plus de propriétés libanaises, l’emploie seul ou en assemblage dans leur gamme de vins blancs. Seul, il développe des arômes délicats de pommes vertes et d’herbes fraîches. Il donne ainsi des vins légers, faciles à boire. Assemblé à des cépages plus aromatiques, il constitue un complément judicieux, qui structure le vin, lui apportant souplesse et délicatesse.

Les rouges se veulent intenses et fruités quand les blancs sont de véritables bombes sensorielles. Toujours équilibrés, blancs ou rouges portent haut les couleurs d’une certaine « Dolce Vita » à la libanaise.

Chiffres-clefs de la production

  • 2 000 hectares de vignes dédiés à la production de vin
  • 8 millions de bouteilles produites par an
  • 80 % de la production dans la vallée de la Bekaa
  • 5 millions de bouteilles consommés annuellement au Liban (dont 4 millions de vins libanais)
  • Quelques 45 producteurs
  • Couleur : 68 % vin rouge, 17 % blanc et 15 % rosés
  • Cépages dominants : Rouges : cinsault, cabernet-sauvignon, syrah ; Blancs : chardonnay, ugni blanc, sauvignon
  • Plus de 30 % des ventes à l’export

Une terre d’histoire

Le vin : 6000 ans d’histoire au Liban

Les premières traces de vignes au Liban Au moins 6000 ans que des « Libanais » cultivent la vigne : sur ce rivage de la Méditerranée orientale, la tradition vitivinicole remonte aux temps des peuples sémites – les « fils de Sem » selon l’Ancien Testament – et des peuples qui leur ont succédé, les Cananéens. Parmi eux, les Phéniciens : ils vivaient sur le littoral de l’actuel Liban, dans des « Cités-États » comme Tyr, Saïda ou Batroun. On leur doit l’une des plus grandes inventions de l’humanité : l’alphabet. Mais ce n’est pas là leur seule contribution: s’ils n’ont pas « inventé » l’art de faire du vin (on situe le premier site de production dans le Caucase, il y a quelque 8000 ans), on leur doit en revanche la commercialisation à grande échelle des vins de toute la région, en particulier des « vins pourpre du Mont-Liban », dont on a retrouvé des échantillons, dans les tombeaux des Pharaons égyptiens.

Les Phéniciens propagent la vigne et le vin

Navigateurs hors pair et marchands dans l’âme, les Phéniciens propagent partout la vigne et le vin : leur vaisseaux transportent des centaines d’amphores de vins, mais aussi boutures et semences pour replanter la vigne ailleurs. On sait d’ailleurs que ces « Libanais » – reconnus comme les maîtres ès-oenologie de l’époque – supervisaient la production égyptienne, 3000 ans avant JC dans le delta du Nil. Ils vont même mettre en place le premier système d’appellation régionale, précurseur de la notion actuelle de terroir : sur chacune des amphores qu’ils expédient, ces hommes de l’ancien monde indiquent en effet la provenance exacte – le terroir – ainsi que le millésime.

Grecs et Romains prolongent l’héritage

Quand la région passe sous la férule des Grecs, après la conquête d’Alexandre le Grand (333 avant JC), l’héritage des Phéniciens se perpétue : l’évocation de la vigne ou du vin est omniprésente dans la littérature antique, sans compter la figure de Dionysos, fils de Zeus, dont les Bacchanales restent à jamais synonymes d’ivresse et de luxure. Les grands crus grecs s’exportent vers la Thrace, l’Italie du Sud, la Gaule… Quand l’empire romain émerge, la vigne
et le vin font partie de son patrimoine. Dès le IIe siècle avant JC, la notion de grands crus apparaît : Pline l’Ancien distingue ainsi 16 grands crus hiérarchisés et désigne les domaines « in » and « out ». Parmi les « in », les vins de Tripoli, de Tyr ou de Beyrouth figurent en bonne place.

De Bacchus à Baalbek

En 64 avant JC, les Romains s’emparent de la région du Liban, connue alors sous le nom de « province syrienne ». De leur passage sur ces terres, on retient surtout la construction de l’Acropole romaine d’Héliopolis à Baalbek, au cœur de la Bekaa. Dans Héliopolis, les romains dédient l’un de leur principaux temples à Bacchus, la divinité du vin et de l’ivresse. Ni à Rome ni à Narbonne, pourtant un centre de production vinicole de première importance à l’époque, Bacchus n’a droit à autant d’égards, preuve de l’importance de la culture de la vigne dans cette province syrienne.

Une part de divin pour le christianisme

Pour le Christianisme, qui se propage sous l’empire romain, boire du vin, c’est partager le « sang de la terre », et s’approprier ainsi une part de l’immortalité divine. L’importance du vin dans la liturgie chrétienne est renforcée avec l’épisode de la Cène, lorsque Jésus dit : « Ceci est mon sang », désignant la coupe de vin qu’il s’apprête à porter à ses lèvres. Mais la relation du Liban avec l’histoire chrétienne s’inscrit aussi dans sa topographie. La légende veut ainsi que le Tombeau de Noé, premier producteur de vin (et accessoirement consommateur immodéré), se situe à Zahlé, l’un des principaux centre de production vinicole aujourd’hui de la vallée de la Bekaa. Sans oublier, bien sûr, l’épisode des « Noces de Cana », où le Christ transforme l’eau en vin lors d’un mariage, qu’on situe dans un petit village du Liban-Sud.

La domination musulmane

À la chute de Rome, la région tombe sous domination arabo-musulmane. Reprise un temps par les croisés, les cités libanaises passent définitivement sous l’autorité mamelouk en 1291. Elles le restent jusqu’en 1517, date à laquelle l’empire ottoman prend le relais. Pour le vin, la mainmise musulmane, une religion qui prohibe la consommation d’alcool, a forcément des implications. Mais croire que l’Orient ne consomme plus d’alcool d’un seul coup est une erreur. D’une part, parce que l’alcool ne figure pas parmi les interdits fondamentaux de l’Islam (mais seulement parmi « les habitudes à proscrire ») ; d’autre part, parce que le vin reste un symbole d’aisance et de pouvoir dont l’élite locale et régionale refuse de se priver.

Période d’affaiblissement

Si la culture du vin ne disparaîtra jamais des montagnes libanaises, la production devient progressivement réservée aux communautés juives et chrétiennes, qui demeurent très importantes dans la région. La qualité cependant décline au fil du temps et les amateurs finissent par préférer une anisette locale, l’Arak, dont la distillation lui garantit une meilleure conservation. Il faudra attendre la fin du XIXe siècle et l’arrivée des militaires français au Levant pour que le mode du vin reviennent en force. Ces soldats n’imaginant pas vivre sans leur ration de rouge, des caves locales se montent pour répondre à leurs besoins. Parmi ses pionniers, Château Ksara (1857), le Domaine des Tourelles (1868), Château Nakad (1923). À l’exception de Château Musar (1930), dont le chai se situe dans le centre du Liban,
tous s’installent dans la vallée de la Bekaa.

Le renouveau après la guerre civile de 1975

Avec la guerre « civile » de 1975, le pays est coupé en plusieurs entités. Certaines régions passent même sous domination étrangère. C’est le cas de la Bekaa dont différentes parties sont occupées par les Israéliens (jusqu’en 2000) et les Syriens (jusqu’en 2005). Malgré cela, Château Kefraya se lance en 1979 sur les terres du village de Kefraya. Dès la fin des hostilités, d’autres suivent son exemple : Château Oumsiyat se lance en 1996 quand Domaine Wardy, Château Saint-Thomas, ou Château Heritage font de même en 1997. Clos de Cana les suit de près (1999), de même que Coteaux du Liban, l’année suivante. Pour se démarquer de leurs aînés, ils cherchent leur inspiration du côté des vins du Nouveau Monde et misent sur une production plus qualitative. Aux cinsaults des années 1950-1980, ces nouveaux venus choisissent de planter plutôt de la syrah ou du cabernet-sauvignon. L’élevage en barrique se généralise et la mode des monocépages débute. Ces changements tirent vers le haut l’ensemble de la filière.

La période contemporaine

Qu’ils s’installent à Batroun, dans le centre ou dans la vallée de la Bekaa, la troisième vague de producteurs, qui apparaît aux tournants des années 2000, se positionnent pour une majorité d’entre eux comme des « boutique wineries » avec une production haut de gamme, limitée à quelques milliers de cols. La cible n’est plus comme naguère la diaspora libanaise, mais l’amateur de vin, quelle que soit sa nationalité. Comme Karam Wines et Adyar (2003), Domaine de Baal, Château Sanctus, Atibaïa et Château Ka (2005), Château Aurora (2006), Ixsir et Château Qanafar (2008), ou encore Clos du Phoenix (2012) leur entrée sur la scène diversifie le panel des goûts et des pratiques. Peu à peu, la nécessité d’une harmonisation des intérêts et des moyens apparaît : l’Union vinicole libanaise est fondée en 1997. Elle compte aujourd’hui 24 membres. Quelques années plus tard, c’est au tour de l’Institut national de la vigne et du vin d’être créé (2013) pour, en particulier, mener un inventaire des cépages du Liban et réfléchir à la création d’une première appellation géographique.

Nulle part dans le monde, un vignoble n’a subi autant d’aléas que le vignoble libanais. Conquêtes, guerres, tabous religieux ont été son lot. Pourtant, la culture de la vigne et la production de vin n’y ont jamais cessé depuis 6000 ans. Aujourd’hui, en plein boom, son succès rappelle que les vins de l’Ancien Monde n’ont rien à envier à la production européenne ni à celle du Nouveau Monde. Porte-parole de leur terroir, les vins libanais expriment une
Méditerranée solaire, synonyme de contrastes : intensité et douceur ; fraîcheur et rondeur. Grâce aux efforts constants, accomplis au cours des dernières décennies, la qualité des vins libanais est aujourd’hui en passe d’être unanimement reconnue.

Les 21 producteurs libanais présent à Megavino.

Nous vous attendons tous pour vous faire apprécier ces vins de l’Ancien Monde, à la personnalité profonde.

Adyar

Rita Khoury-Sfeir
+ 961 (0)3 586 244
marketing@adyar.org.lb
www.adyar.org.lb

Atibaia

Jennifer Massoud
+ 961 (0)3 363 941
jennifermassoud@gmail.com
www.atibaiawine.com

Château Aurora

Andrea Geara
+ 961 71 632 620
info@aurorawinery.co
www.aurorawinery.co

Château Heritage

Wissam Touma
+ 961 (0)3 777 503
info@chateauheritage.com
www.chateauheritage.com

Château Ka

Ghida Kassatly Boulos
+ 961 (0)1 899 888
ghida@kassatly.net
www.chateauka.com

Château Kefraya

Edouard Kosremelli & Emile Majdalani
+ 961 (0)1 485 207/8
ekosremelli@chateaukefraya.com
business@chateaukefraya.com
www.chateaukefraya.com

Château Ksara

Elie Maamari
+ 961 (0)1 200 715
emaamari@ksara.com.lb
www.chateauksara.com

Château Musar

Gaston Hochar
+ 961 (0)1 328 200/11
info@chateaumusar.com.lb
www.chateaumusar.com

Château Nakad

Lara Nakad
+961 (0)3 982 654
info@chateaunakad.com
www.chateaunakad.com

Château Oumsiyat

Cynthia Kharrat Bou Sleiman
+ 961 (0)4 295 621
oumsiyat@gmail.com
www.chateauoumsiyat.com

Château Qanafar

Georges Naim & Eddy Naim
+ 961 (0)1 504 503
george@chateauqanafar.com
www.chateauqanafar.com

Château Sanctus

Fadi Aouad
+ 961 (0)3 662 423
faouad@aol.com
www.chateausanctuslebanon.com

Château St-Thomas

Micheline Touma & Nathalie Touma
+ 961 (0)8 500 812/3
info@clossthomas.com
closstthomas@gmail.com
www.closstthomas.com

Clos de Cana

Fadi Gerges
+961 (0)3 334 353
fadigerges59@gmail.com
www.closdecana.com

Clos du Phoenix

Maya Anid
+961 (0)3 271 672
closduphoenix@gmail.com
www.closduphoenix.com

Coteaux du Liban

Roula Abou Khater
+961 71 350 247
info@coteauxduliban.com
www.libancave.com

Domaine de Baal

Sebastien Khoury
+961 (0)3 697 365
sebastien@domainedebaal.com
www.domainedebaal.com

Domaine des Tourelles

Faouzi Issa & Christiane Issa-Nahas
+ 968 (0)1 540 114
info@domainedestourelles.com
www.domainedestourelles.com

Domaine Wardy

Aziz Wardy
+ 961 (0)8 930 141/2
info@domainewardy.com
www.domainewardy.com

IXSIR

Etienne Touzot
+ 961 (0)9 210 023
etouzot@ixsir.com.lb
www.ixsir.com.lb

Karam Wines

Habib Karam
+ 961 (0)3 373 703
+ 961 (0)3 402 538
contact@karamwines.com
www.karamwines.com